De mémoire d’homme, à la maison, nous fêtons la Saint-Charles le 4 novembre.
Une fois n’est pas coutume, je vais célébrer avec vous la Saint-Charles le 2 mars, avec la publication de la préface de This is the Way
Alors d’abord, qui est donc ce Charles que nous ne fêtons pas ?
Charles Ier de Flandre dit « Charles le Bon » (vers 1084 – † 2 mars 1127), est comte de Flandre de 1119 à 1127.
Né Charles de Danemark, il est le fils du roi du Danemark Knut IV et d’Adèle de Flandre, petit-fils du comte Robert Ier et de Gertrude de Saxe, neveu du comte Robert II et cousin germain du comte Baudouin VII.
C’est un bienheureux chrétien. Très populaire, Charles le Bon a été très vite considéré comme un martyr et un saint.
Il est béatifié en 1883 par le pape Léon XIII.
Patron des comtes et des croisés, intercesseur des miséreux, il était invoqué par les fiévreux qui devaient boire l’eau versée dans son crâne.
Pour en savoir plus, cliquez sur l’image ci-dessous.
Les personnes qui sont dans la misère font une prière à Saint-Charles le Bon, afin d’obtenir une amélioration de leurs conditions de vie.
Venons-en maintenant à ladite préface.
PREFACE
Ce livre n’est pas l’œuvre d’un homme, mais une œuvre collective. Le livre des générations qui se sont succédé pour aboutir à ce que nous sommes.
J’y ai mis tout mon cœur et toutes mes connaissances, qu’il s’agisse de souvenirs, de généalogie, d’histoire, de géographie ou encore de littérature.
Mon propos est avant tout de transmettre la mémoire de nos aïeux, de leurs lieux et modes de vie ainsi que le contexte de leur époque. En effet, j’ai toujours été convaincu qu’on ne peut savoir où l’on va sans savoir d’où l’on vient.
La mémoire du lent travail, toujours répété génération après génération, d’éducation des enfants par leurs parents, la somme d’efforts et d’intelligence pour progresser, peu à peu, intellectuellement et socialement, ne doit pas se perdre.
Ce livre ne prétend ni être exhaustif ni être totalement exact et le lecteur me pardonnera l’usage de figures de style qui pourrait laisser penser à une altération de cette mémoire. Comme j’aime à le souligner souvent, il y a trois vérités : ma vérité, ta vérité et La vérité.
Je ne prétends donc ici ne délivrer que mon humble vérité.
Le titre du livre est librement inspiré de la série « The Mandalorian » que ma fille Marie m’a fait connaître et où le leitmotiv du héros est « This is the way », qui dépeint bien la tonalité voulue pour cet ouvrage.
Plutôt qu’une déclinaison chronologique, ce livre est organisé comme un dictionnaire, avec des entrées alphabétiques pour autant de noms de famille, de villes et de thèmes divers.
Nous voyagerons dans le temps et l’espace.
Dans le temps, car ces chroniques s’étalent de 1586, où le nom du plus ancien ancêtre que j’ai pu retrouver a été inscrit sur un registre de baptême de Lamballe -grâces en soient rendues au roi François 1er et à son ordonnance de Villers-Cotterêts d’août 1539 qui rendit obligatoire entre autres la tenue en français des registres des baptêmes et des sépultures, jusqu’à nos jours, soit 435 ans.

Cote 5 Mi 244, Paroisse de Notre-Dame à Lamballe
L’orthographe des patronymes ne se stabilisera qu’à compter du XVIIème siècle et, en 1586, Bichemin s’écrivait Bychemyn. Et le mois de mai s’écrivait May, comme en anglais.
L’histoire nous sera d’un grand secours pour nous aider à bien appréhender l’évolution politique et sociale sur cette période.
Dans l’espace, car mes origines sont diverses : Bretagne, Lorraine, Luxembourg, Pologne, et j’en passe.
Ici, nous ferons appel à la fois à la géographie et à l’histoire pour mieux admettre que nos origines ne sont presque jamais celles que nous prétendons avoir ou connaître.
La généalogie est un exercice d’humilité.
Nous utiliserons aussi l’anthropologie et la démographie pour mieux cerner les grandes transformations sociologiques et politiques de ces quatre derniers siècles.
Ainsi ce livre est-il en forme de mémorial, car ne l’oublions jamais, comme l’a si bien écrit Douglas Hofstadter dans son ouvrage désormais culte «Gödel, Escher, Bach»1, nous sommes tout un chacun les Brins d’une Guirlande Eternelle.
Haute-Goulaine, le 5 janvier 2021
Charles BICHEMIN, sixième et dernier du nom

Les Brins d’une Guirlande Eternelle
1 InterEditions, 1985. Titre de l’édition originale : Gödel, Escher, Bach: an Eternal Golden Braid. Prix Pulitzer de l’essai en 1980.


Rendez-vous le 27 mars 2021 pour la suite.

